Espaces verts

  • Le Parc de Woluwe

Cet ensemble est classé depuis le 8 novembre 1972.

Avant 1868 cette zone était constituée de terrains agricoles, de fonds humides et d’une zone boisée de plus de 15 hectares appartenant aux Hospices Civils de Bruxelles.

– En 1883, François MELLAERTS, propriétaire, acquit un certain nombre de terrains.

– En 1897, Edmond PARMENTIER en acheta d’autres, mis en vente par les Hospices, racheta des parcelles à des particuliers et effectua un échange avec Monsieur MELLAERTS sur base d’une convention (1898). L’Etat reprit ensuite les terrains acquis par PARMENTIER pour créer le parc de Woluwe.

D’une superficie de plus de 71 hectares le parc est alimenté par la Woluwe et ses affluents.

Il s’agit d’un parc paysager à l’anglaise dont l’auteur initial fut l’architecte-paysagiste français LAINÉ. Son successeur, Louis VAN der SWAELMEN, développa l’idée d’un parc paysager à l’anglaise en respectant une loi essentielle : l’habitat naturel des plantes. Achevé en 1906, ce parc est un véritable arboretum offrant des specimens rares, comme, le sophora du Japon (Sophora japonica), le cédrèle de chine (Cedrela sinensis), le zelkowa du Japon, le sapin du Colorado …

La faune du site regroupe de nombreux types d’oiseaux dont les canards, cygnes, mouettes, hérons cendrés, ouettes d’Egypte, bernaches du Canada, etc.

 

  • Les étangs Mellaerts

L’histoire des étangs Mellaerts est intimement liée à la création de l’avenue de Tervueren (1895), donc à l’aménagement du parc de Woluwe (1896), et également à la création du boulevard du Souverain, plus tardif (1902).

En 1883, François Mellaerts et son épouse Antoinette Vandenmoortel acquirent au cours d’une vente publique un ensemble de terrains situés dans la vallée de la Woluwe. En 1898, un échange de terrains eut lieu entre les époux Mellaerts , « commerçants demeurant à Woluwe-Saint-Pierre », et Edmond Parmentier, l’entrepreneur qui avait obtenu la concession pour l’aménagement de l’avenue de Tervueren. Parmentier devait notamment acquérir les terrains nécessaires à l’aménagement du Parc de Woluwe et à la modification du lit de la rivière (la Woluwe). Dans ce contexte, les époux Mellaerts acceptèrent de céder près de 4ha de terrains constitués par des « digues, étangs, terres et bâtiments ».

Au cours des années 1880, François Mellaerts avait fait creuser des étangs et construire une maison avec des dépendances.

Il fut convenu avec Edmond Parmentier que l’on procèderait à la démolition de cette demeure après en avoir édifié une autre (celle d’aujourd’hui) « à douze mètres de la chaussée nouvelle » (le boulevard du Souverain).

L’acte notarié comportait des précisions intéressantes : ainsi les époux Mellaerts (et leurs successeurs) s’engagèrent-ils à laisser « subsister à perpétuité les étangs; à ne jamais bâtir le long de la nouvelle avenue de Tervueren et à ne jamais élever dans cette région aucun bâtiment, ni ne faire aucune plantation pouvant masquer la vue des étangs ou nuire aux points de vue à établir à cet endroit ».

De plus, il était stipulé que toute baignade dans les étangs était interdite ! En contrepartie, l’Etat s’engageait à assumer l’entretien des étangs et de leurs abords, que la famille Mellaerts rendrait accessibles au public en ouvrant un restaurant et en y instaurant le canotage.

En 1902 , les travaux d’aménagement du boulevard du Souverain débutèrent. Il s’en suivit la séparation des étangs Mellaerts du parc de Woluwe.

Avec ses deux étangs, le parc couvre une superficie de 8 hectares dévolus aux loisirs : on y pratique toujours le canotage et le pédalo sur les plans d’eau; un mini-golf a été aménagé près du restaurant.

Classés depuis le 18 novembre 1976, ces étangs sont habités par un nombre important d’espèces d’oiseaux différents : la foulque macroule, le héron cendré et l’ouette d’Egypte, … entre autres nichent en ces lieux.

Parmi les essences d’arbres on relève le cerisier du Japon (Prunus serrulata cv.Gioiko), l’érable argenté (Acer saccharinum), l’érable globuleux (Acer platanoides cv. Globosum), le hêtre pleureur ( Fagus sylvatica cv. Pendula) ou le marronnier d’Inde (Aesculus hippocastenum) .

 

  • Le parc Parmentier

L’ensemble, d’une superficie de 13 hectares aménagé à l’origine dans le style anglais , est classé depuis le 7 décembre 1981.

Située à l’angle des avenues Parmentier et des Orangers, cette ancienne propriété d’Edmond Parmentier – achetée par l’État belge en 1919 – a accueilli successivement un centre de revalidation pour invalides de guerre (1914-1918) et un hôpital militaire avec ateliers de formations professionnelles et logements jusqu’en 1925. Dès 1930, ce domaine fut mis à disposition de l’abbé FROIDURE et est encore occupé actuellement par les « Stations de Plein Air ». Le parc possède des essences intéressantes : chêne rouge (Quercus rubra), séquoia géant (Sequoiadendron giganteum), etc.

 

  • Le Jardins des Franciscaines

Espace vert situé devant le n° 274 de la rue François Gay.

Cet espace vert proche de l’avenue de Tervueren n’avait jamais reçu de nom officiel. Dans les années 70, le couvent des Franciscaines, alors propriétaire des 75 ares de verdure, vend le terrain à la société Monsanto, d’où le parc a longtemps tiré son nom d’usage, alors que le lieu est devenu entretemps propriété de la société Cofinimmo et qu’il est entretenu et géré par la commune.

C’est dans ce cadre que la commune a lancé en 2014 un «appel à idées» pour le renommer. Pas moins d’une cinquantaine de propositions ont ainsi été reçues. Parmi celles-ci, c’est l’appellation «Jardin des Franciscaines» que les habitants ont plébiscitée, et que la commune a retenue à l’occasion du conseil communal du 25 avril 2017, en souvenir des premières propriétaires et occupantes du lieu. Le couvent abrite actuellement encore plusieurs sœurs.

  • Le parc Crousse

Classé comme site depuis le 6 mai 1993. Cette propriété communale d’un hectare – située entre la rue au Bois (n° 11) et le Clos des Chats – se présente comme un parc de type paysager : le chêne pédonculé (Quercus robur), l’érable (Acer saccharinum) et le tilleul (Tilia tomentosa cv.Pendula) argentés, le hêtre pleureur (Fagus sylvatica cv.Pendula), composent cet écrin de verdure.

La propriété insérée dans le parc CROUSSE – ayant appartenu au docteur René CROUSSE – fut acquise par la commune en 1976.